Saint-Joseph “ dit cap ” au handicap 

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Pour la troisième année, l’institution Saint-Joseph et les écoles privées de Gourgé, Saint-Georges-de-Noisné, Saint-Pardoux, Thénezay et Vasles organisent un marathon solidaire auquel participent près de 500 collégiens et élèves de cours moyen. « Il s’agit pour nous de sensibiliser les enfants aux différents handicaps, qu’ils soient moteurs ou sensitifs, mais également au don d’organes et du sang », livre Patrick Gautier, directeur du collège.


Au cours de la journée, les élèves relèvent un défi collectif, à savoir courir un kilomètre dans la cour de l’établissement et sur la rue adjacente pendant une heure. Une manière de valider ainsi les engagements récoltés auprès de leurs connaissances ou de leur famille qui financent chaque kilomètre parcouru. « Au bout du compte, ce ne sont pas moins de 2.500 km qui seront parcourus au cours de la journée et qui permettront de récolter, nous l’espérons, autant que l’an passé, soit la somme de 4.300 € », informe Fabien Fontenier, professeur d’EPS et organisateur de l’événement. Cette somme est destinée à financer pour partie, par le biais de l’association Handicap 2000 créée par les parents de Philippe Croizon, le défi sportif d’un jeune handicapé, Franzy Rabin : réaliser le tour de France en « handi-bike ».


Des ateliers de sensibilisation Au cours de la journée, différents ateliers de sensibilisation sont aussi proposés aux élèves et co-animés par des professeurs et des parrains de l’initiative. C’est le cas de Jean-Luc Thibaudault, qui témoigne de son parcours personnel de paraplégique engagé et actif au sein du club de basket niortais l’ASN.


C’est de la rencontre au Grand-Feu à Niort entre ce dernier, Franzy Rabin et Fabrice Baudu, professeur au collège, que sont nés cette initiative et ce projet « Handicap, on dit cap ». « Nous voulions ainsi montrer que de handicap, il n’y en a pas et que tout le monde peut, s’il le souhaite, mener une vie sociale », glisse-t-il au détour d’une conversation avec un groupe de 6e. A la question d’un élève lui demandant son rêve, Franzy Rabin, amputé des quatre membres, répond qu’il aimerait faire du sport de haut niveau.


Ce thème du handicap sera repris tout au long de l’année par l’ensemble de l’équipe pédagogique dans le cadre des cours d’enseignement civique et par une autre journée sportive dédiée au handisport en avril.

 

NR Parthenay