La nouveauté au collège Saint-Joseph de Parthenay depuis la rentrée scolaire 2021-2022, c’est l’option Brevet d’initiation aéronautique. Une dizaine d’élèves sont inscrits. 

 

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Certains ont préféré le japonais. D’autres le hip-hop ou les mathématiques. Et il y a ceux qui ont choisi la nouveauté au collège Saint-Joseph de Parthenay : le Brevet d’initiation aéronautique (Bia), en partenariat avec l’Aéroclub du Poitou situé à l’aérodrome de Poitiers-Biard. Une dizaine d’élèves de troisième occupent l’option depuis septembre 2021, à raison de deux créneaux hebdomadaires d’une demi-heure.


« Un milieu plus accessible qu’on ne l’imagine »

Le Bia « permet d’initier les élèves à l’aéronautique, un monde où la France brille, assure Djilali Lahouel, enseignant de physique-chimie, qui a validé en 2020 un certificat d’aptitude à l’enseignement aéronautique (CAEA). Mettre en place ce brevet est encouragé par le ministère. » Saint-Joseph fait partie des rares collèges du département à proposer une formation généralement destinée aux lycéens. « C’est un milieu plus accessible qu’on imagine, reprend-il. Nous voyons les bases fondamentales de l’aéronautique, nous le banalisons, cela casse les barrières. » Ingénieur, pilote ou aiguilleur de l’air : autant de métiers que pourront viser ces collégiens. Ou simplement accumuler des connaissances, passer le brevet de pilotage et en faire une passion.
Un examen final, avant le grand envol ? Le programme traite de l’histoire de l’aéronautique, la réglementation, la connaissance des aéronefs, l’aérodynamique et la météorologie. Au programme mardi dernier : le fonctionnement d’un turboréacteur. Épineux ? Pas tant que cela pour Djilali Lahouel. « Nous partons des moteurs basiques et je leur montre que nous retrouvons des pièces d’un avion dans une voiture, sourit-il. Nous parlons aussi de thèmes très physiques comme la loi de Newton avec l’action et la réaction. »

Parmi les curieux, Sacha, qui a « toujours aimé tout ce qui touchait à l’aviation et aux fusées. Quand j’ai vu cette option, j’ai foncé direct ! » Ulysse se projette dans le cinéma. Pour lui, le Bia sera un atout « supplémentaire pour être embauché ». « C’est une proposition innovante, estime Patrick Gautier, principal du collège. Nous avons des groupes d’aide pour les élèves qui sont en difficulté. Mais aussi des propositions pour ceux qui sont à l’aise, pour aller plus loin que le programme de collège classique. Et ce n’est pas que scolaire : c’est aussi être dans le développement intégral de la personne. »

Pour le diplôme, tout se jouera en fin d’année scolaire. « Ils auront un examen à Niort de 2 h 30 sous format de QCM (Questionnaire à choix multiples) de 100 questions où il faut avoir au moins 50 », conclut Djilali Lahouel. Les reçus auront droit à une belle sortie aérienne : un aller-retour entre l’aérodrome de Poitiers-Biard et l’île d’Yeu, pour 2 h 15 de vol.

Sport et générosité : essai confirmé à Saint-Joseph

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En avril, le collège Saint-Joseph organisait la quatrième édition de la journée du handicap avec un marathon solidaire en faveur de Franzy Rabin au stade l’Enjeu. A la suite de cette action, les élèves étaient tous rassemblés, jeudi, dans la cour de l’établissement, pour remettre à l’intéressé par le biais du directeur, un chèque de 5.272,50 €, correspondant au fruit de leurs efforts.


Les parents de Philippe Croizon, responsables de l’association Handicap 2000, étaient présents pour féliciter et remercier les jeunes sensibilisés au handicap. Ils soutiennent activement le projet de Franzy Rabin et de Jean-Luc Thibaudeault : au printemps 2020, ils entreprendront un tour de France en 26 étapes en handibike, soit plus de 2.000 km en six semaines.


Dans la matinée, trois classes de 6e s’étaient donné rendez-vous dans la salle Léo-Lagrange pour se mesurer aux difficultés du basket en fauteuil, pour les sportifs en situation de handicap. Encadrés de Mathieu Ribreaud et Kévin Sicard, leurs professeurs d’EPS, Sophie Gerbier (histoire/géo) et Laura (éducation musicale), qui ont tenu à jouer le jeu, ils se sont affrontés amicalement, sous les directives de Jean-Luc Thibaudeault. Tous ont reconnu les difficultés de l’exercice et salué les performances des sportifs en situation de handicap. Une belle leçon à tirer d’une expérience destinée à souligner les valeurs de partage et d’intégration par le sport.